MOVIES 2000, LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS

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jeudi 6 mai 2010

HOUSE - DVD - 6,00 €




House de Steve Miner, USA (1986)
Réalisation: Steve Miner Produit par: Sean S. Cunningham Scénario: Fred Dekker & Ethan Wiley Musique: Buddy Feyne & Harry Manfredini Acteurs: William Katt, George Wendt, Richard Moll, Kay Lenz, Mary Stavin, Michael Ensign, Erik Silver, Mark Silver, Susan French, Alan Autry, Steven Willi...ams, James Calvert, Mindy Sterling, Jayson Kane, Billy Beck, Bill McLean, Steve Susskind…

Histoire: De passage dans sa ville natale afin de tourner une page de sa vie en vendant la demeure familliale ou deux événements tragiques se sont produits (la disparition inexpliquée de son fils quelques années auparavant et le récent décès de sa tante), Roger Cobb écrivain horrifique à succès prend finalement la décision de l'habiter; Profitant du caractère apparemment paisible de celle-ci pour concevoir son nouveau livre. Bien qu'il évolu depuis toujours dans milieu des récits d'horreurs, il décide que cette nouvelle oeuvre sera une autobiographie, il livrera sa propre expérience de la guerre du Vietnam. Mais bientôt les demons enfouis de Roger ainsi que ceux de la demeure ne vont pas tarder à ressurgir et à semer le trouble; Il va falloir qu'il les affronte sinon il risque d'être la prochaine victime de la demeure...

Avis: En dépit d'un theme difficile (la guerre du vietnam), le film prend rapidement parti de traiter le sujet avec beaucoup d'humour et de second degré en s'articulant autour de cette maison hantée bien loufoque ou chaques apparitions s'avère ma foi bien hilarantes et exagérées. Il est également question de beaucoup d'humour en ce qui concerne le traitement des différents protagonistes du film: de l'écrivain désorienté ne sachant comment il pourra expliquer ou plutôt s'expliquer les manifestations et qui pour se faire utilisera des moyens délirants, en passant par le voisin pataud qui, bien que sympathique savèrera être un enorme pot de colle, sans oublier les fantômes et autres créatures exentriques... En ressort un film délirant, loufoque, fort sympathique et visuelement dingue ou la bonne humeur règne et ou l'on passe à coup sûr un très agréable moment.














vendredi 30 avril 2010

SEPT COURTS METRAGES - 12,50 €





Sin'Art poursuit sa sélection de courts métrages à l'occasion de ce troisième volet de Cinétrange, avec au programme sept titres triés eux aussi sur le volet. En ouvrant les volets, l'amateur trouvera ainsi : Eel Girl de Paul Campion, The Eel de Dominic Hailstone, Gouzi Gouzi de Pascal Stervinou, Welcome to Spain de Carlos Atanes, Dark de Cédric Jouvin, Boy's Flesh de Vivid Atak et Le Domaine des Non Revenus de Viktor Alexis.

Langues: Français
Sous-titres: Français, Anglais














jeudi 29 avril 2010

CANDYMAN - DVD - 5,90 €




Avec Candyman, le croquemitaine ordinaire s'identifie à Dieu, ou bien au diable, dans la mesure où ses victimes doivent croire en lui pour le voir apparaître. Son parcours de martyr avant sa mort présumée lui confère justement une sérieuse aura christique, d'autant que l'horreur de ses crimes n'empêche pas un besoin d'amour inhabituel chez les tueurs de son espèce. Tout aussi pathétique nous apparaît l'héroïne (vibrante Virginia Madsen, récompensée par un Oscar pour ce film au Festival d'Avoriaz de1993), dont le sacrifice va permettre la survivance de la légende urbaine, véritable sujet du film. Outre ses deux suites, Candyman inspirera d'autres histoires de tueurs au crochet (Lovers Road, Campfire tales...) à la poursuite d'habituels teenagers pour une fois absents de cette histoire...












mercredi 21 avril 2010

lundi 12 avril 2010

PROFIT - DVD - 19 €






PROFIT
Série crée par David Greenwalt et John McNamara et produite par Stephen J. Cannel, David Greenwalt et John McNamara - Avec Adrian Pasdar, Lisa Zane, Lisa Blount...















"Profit" est arrivé 15 ans trop tôt. Diffusée aux Etats-Unis en 1996 sur la Fox, cette série choque dès le premier épisode. Elle est débarquée au bout de quatre. C'est en France qu'elle obtient le plus de succès, grâce à la diffusion sur Jimmy des 8 épisodes complets qui composent cette unique saison 1.


Le personnage qu'interprète Adrian Pasdar (qu'on a vu depuis dans "Heroes") est manipulateur, machiavélique et dangereux. Jim Profit est un vrai psychopathe (sans lui trouver d'excuses : avec quand même de sérieux traumatismes). Il évolue dans le milieu de la finance, chez Gracen & Gracen, une énorme multinationale. Son seul but : le pouvoir. Le scénario aborde des thèmes que l'Amérique ne veut pas voir traiter (à l'époque, la liberté de ton que propose le câble aujourd'hui n'existe pas), des thèmes qui vont précipiter la chute de la série : drogue, sexe, lesbianisme, parricide, blanchiment d'argent... ...
Le nom de Profit est un croisement entre le "Richard III" de Shakespeare et un des personnage de la série "Un flic dans la mafia", série cultissime de la fin des 80's, produite elle aussi par Stephen J. Cannel, série ô combien référente des "Sopranos". On est là en territoires connus.
L'avènement que les séries télé connaissent aujourd'hui nous amène évidemment à quelques comparaisons : la voix off de Jim Profit qui parcoure chaque épisode ("Dexter"), la manipulation et les retournements de situation ("Damages"), certains épisodes qui débutent ou s'achèvent sur un même dispositif récurant ("Lost"), etc...

"Si l'on veut être aimé, il faut ouvrir son cœur. Si l'on veut être obcessif, il faut le fermer" dixit Jim Profit.
C'est vrai, Profit est un personnage fermé, perméable au monde, et la vision des 8 épisodes provoque bien l'addiction. Dans une saison 2, Profit aurait évolué dans le milieu politique... comme conseiller d'un sénateur. Dommage.

L'excellente édition (et le coffret très soigné) sortie chez Free Dolphin est composée des 8 épisodes et de deux reportages sur la série .












samedi 10 avril 2010

LA MALEDICTION DE LA MOUCHE - DVD - 6,90




Le thème abordé par La Mouche Noire et Return of the Fly touchera la vieille Europe à l'occasion de ce Curse of the Fly (1965, Don Sharp) tourné en Angleterre et dont la particularité consiste à ne pas montrer d’hybride homme/mouche, mais par contre, et entre autres, un fort curieux spécimen d’humain croisé avec un cochon d’Inde. L’histoire traite en même temps de quatrième dimension, certains cobayes partant bien du premier télépode mais n’arrivant jamais au second. Et ceci trente ans avant qu’on invente Avis de Recherche, jugez de l’angoisse. D’autres arrivent à bon port mais dans un tel état de décomposition que le savant doit se résoudre à les stocker dans ses caves en attendant de perfectionner sa technique. Grave ! Pas top top, mais jouissif quand même...














LA MOMIE - DVD - 6,90 €




Égypte, 1922. Une expédition du British Museum s'achève par la fuite de la momie du prêtre renégat Imhotep, réveillée par l'irresponsabilité de l'assistant du professeur Whemple. Dix ans plus tard, Imhotep reste introuvable. Malgré que son assistant ait fini ses jours dans un asile d'aliénés, Whemple pense que la momie a été dérobée. La nouvelle expédition en Égypte, menée par le fils Whemple, va mettre à jour le tombeau de la princesse Anck-es-en-Amon, dont la lointaine mort fut à l'origine de la condamnation d'Imhotep. Chose singulière, le tombeau fut indiqué aux scientifiques par un étrange vieil homme égyptien, Ardath Bay... Whemple, son père et un collègue ne mettront pas beaucoup de temps à découvrir que Ardath Bay est Imhotep, et qu'il projette de redonner vie à sa fiancée en utilisant le corps de sa descendante, Helen Grosvenor.

L’Universal imagine en 1932 de sacraliser le mythe de La Momie, tout comme elle l’avait fait un an auparavant pour Dra­cula et Frankenstein. John L. Balderston, déjà responsable du scénario du Dracula de Tod Browning, rédige en effet celui de La Momie (The Mummy) d’après un argument de Nina Wilcox Putman et Richard Chayer. L’in­trigue, d’une simplicité rare, met l’accent sur la malédiction envers les profanateurs (la découverte du tombeau de Toutan­kha­mon remonte justement à une dizaine d’années), la résurrection de la mo­mie, bien sûr, et aussi la survie d’un amour assez fort pour traverser les siècles.
Mais The Mummy privilégie surtout l’image, et le choix de Karl Freund à la réalisation, déjà directeur de la photographie sur maints films et non des moin­dres (Metro­polis, Dra­cula, Le Crime de la Rue Mor­gue), n’est sans doute pas innocent de la part des responsables du studio. Les dialo­gues interviennent peu et pour le strict nécessaire (il suffit de comparer avec les précédents et bavards, Dracula et Fran­kens­­tein, à la photographie tout aussi exem­plaire, ceci dit). La caméra glisse en de lents travellings, ouvre sur de véritables tableaux décoratifs, joue du contraste entre l’ombre et la lumière en virtuose et accompagne le récit avec un naturel étonnant pour l’époque. Notamment quand les yeux de Boris Karloff s’illuminent soudain par un simple travail d’éclairage ou lorsque la mo­mie se désagrège littéralement dans la séquence finale.
Ceux qui connaissent surtout ce thème à travers ses nombreuses adaptations ultérieures seront certainement surpris de dé­couvrir l’originalité principale de ce film fondateur. En effet, Boris Kar­loff/Im-Ho-Tep n’apparaît pra­tiquement pas couvert de ses ban­delettes, mais compose au con­traire, sitôt passée la première scène de la résurrection, le personnage de Ardath Bey. Un hom­me énigmatique, au ton doucereux, au visage parcheminé. Sa force de persuasion et ses pouvoirs psychiques servent son si­nis­tre projet : faire renaître à la vie éternelle l’ancienne vestale pour l’a­mour de laquelle il fut enterré vivant 3700 ans plus tôt.
The Mummy exploite à la fois cette pseudo malédiction des pharaons évoquée à propos de la disparition d’une vingtaine de personnes ayant travaillé sur (ou après) la dé­cou­verte du tombeau de Toutan­kha­mon, ainsi que la popularité d’un Boris Karloff con­sacré vedette de l’horreur après ses pres­tations sur Frankenstein, The Old Dark House et le tout récent Masque d’Or où il incarnait le sinistre Dr. Fu Manchu.

Bonus : Commentaire audio de Paul M. Jensen (Historien de cinéma), Documentaire : Momie Adorée (30m), Galerie de photos et posters, Bande annonce